[Intro]
Ouais…
Des cris qu’on entend pas,
Des larmes qui tombent sans bruit
Ici c’est la rue qui parle…
[Couplet 1]
J’ai grandi là où le soleil réchauffe pas les ventres,
La faim te ronge l’âme avant même qu’le jour commence.
Maman sourit pour cacher la misère au fond des yeux,
Papa s’use le dos pour un salaire qui ment aux dieux.
La pauvreté nous colle à la peau comme une malédiction,
On apprend à survivre avant même d’avoir des ambitions.
Les rêves dorment dans des cartons pleins de poussière,
Pendant qu’les riches comptent nos vies comme de la monnaie légère.
[Refrain]
On souffre en silence, nos prières restent invisibles,
Le cœur lourd, l’estomac vide, nos yeux pleurent des traces,
D’autres remplissent leurs poches pendant qu’on vide nos âmes.
[Couplet 2]
La violence parle plus fort que les mots qu’on nous refuse,
Ici tu grandis trop vite, l’innocence s’use.
Un frère tombe, un autre suit, questions jamais posées,
La rue devient juge et bourreau, on s’habitue à la perte.
Les sirènes hantent nos nuits, le jour manque de lumière,
Pourtant l’espoir survit et nos voix veulent renaître.
[Refrain]
On souffre en silence, nos prières restent invisibles,
Le cœur lourd, l’estomac vide, nos yeux pleurent des traces,
D’autres remplissent leurs poches pendant qu’on vide nos âmes.
[Outro]
Et maintenant on se relève, ensemble on avance.