Bonjour Monsieur le Président du jury,
Mesdames et Messieurs les membres du jury,
Je vous remercie de m’accorder la parole pour présenter mon mini‑mémoire intitulé « Le concubinage en Côte d’Ivoire ».
J’ai choisi ce sujet parce qu’il touche une réalité sociale très répandue dans notre pays, mais insuffisamment encadrée par le droit. De nombreux couples vivent en union libre pour des raisons économiques, culturelles ou liées aux contraintes du mariage civil. Or ces unions ont des conséquences importantes sur la vie familiale, le patrimoine et surtout sur les enfants, ce qui rend la question à la fois pratique et juridique.
La problématique centrale de mon travail est la suivante : le droit ivoirien prend‑il en compte le concubinage ? Autrement dit, même si le concubinage n’est pas reconnu comme institution juridique autonome, existe‑t‑il des mécanismes permettant de protéger certains de ses effets ?
Pour répondre à cette question, j’ai structuré mon étude en deux parties.
Dans la première partie, j’ai établi que le concubinage est une union de fait largement ignorée par le droit positif ivoirien. Le législateur ne lui reconnaît pas de statut propre ; le mariage demeure la seule union juridiquement organisée. Cette absence de reconnaissance génère une insécurité juridique pour les concubins, particulièrement visible en cas de séparation, de décès d’un partenaire ou de litige patrimonial. Par exemple, en l’absence de titre, la preuve d’un droit sur un bien commun ou d’une contribution financière peut être difficile à établir devant le juge.
J’ai aussi montré que ce silence légal est en décalage avec la réalité sociale. Le concubinage est répandu, notamment en milieu urbain, et trouve souvent son origine dans le coût élevé du mariage, l’évolution des mœurs, ou des obstacles administratifs et familiaux. Il ne s’agit pas d’un phénomène marginal, mais d’une pratique sociale durable qui mérite une attention juridique.
La seconde partie de mon travail porte sur la manière