Le ciel est gris comme le canon, la haine est pure, sans additif,
On n'attend pas l'heure du pardon, on règle les comptes au définitif.
Dans l'arène, y’a pas de gladiateurs, juste des prédateurs affamés,
Le respect s'achète à la sueur, ou se vole à ceux qui ont clamé.
J’suis dans la zone où les cœurs gèlent, où le soleil ne perce jamais,
On découpe le bitume à la pelle, les regrets ? On les a cramés.
C’est pas du rap, c’est de la chirurgie, on opère à cœur ouvert,
L’adrénaline remplace l’énergie, on laisse le monde à découvert
C’est le mélange qui fait chauffer, le bitume qui commence à fondre,
On n’est pas venus pour causer, mais pour faire trembler l'ombre.
Regarde l’impact, regarde la trace, le flow est lourd, la rime est sale,
On prend toute la place, on efface les traces du bal
Ça kicke avec la rage de celui qu'a rien mangé depuis trois piges,
J’ai le regard de celui qui sait que la vie n’est qu’un prestige.
Mano Gazou dans la gestuelle, Reflèze dans la précision,
Le résultat est contextuel : c’est une pure explosion.
Y’a pas de "peut-être", y’a que des "maintenant" ou des "trop tard",
On navigue dans le brouillard, guidés par l'instinct de clochard... de luxe.
Le fer est chaud, on le bat quand il s'agit de briser les chaînes,
On n’est pas là pour faire le show, mais pour purger toutes nos peines.
On monte le ton, on monte le son, jusqu’à ce que les tympans saignent,
On est les maîtres de la leçon, ceux que les anciens nous enseignent.
J’envoie des rafales de syllabes, j’ai le lexique qui s'enflamme,
C’est pas du vent, c’est du palpable, c’est le cri de mon âme.
On mélange les styles, on brouille les pistes, on reste authentiques,
Loin des rappeurs de bac à sable et de leurs phases pathétiques.
La puissance est dans le verbe, la violence est dans le fond,
On laisse les traîtres sur l’herbe, on creuse le trou un peu plus profond.
C’est la fin du game, le rideau tombe, la chaleur est insupportable,
On laisse une empreinte de bombe sur un terrain inexploitable.