La rue n’est pas facile, l’asphalte a ses raisons
Y a pas de mode d’emploi pour esquiver la prison
On a grandi dans l'ombre, là où les sourires mentent
Où la dalle te tiraille et la nuit devient tentante
Derrière chaque coin de bloc, y a un livre qui se ferme
Des destins qui s’écrivent en quelques balles ou en larmes
*(Changement de rythme, plus rapide, saccadé)*
Écoute les murs parler, ils ont beaucoup d'histoires
Comme celle de ce grand du quartier qui a perdu la foi dans le noir
Parti de rien, il voulait juste mettre la daronne à l’abri
Aujourd'hui son matricule remplace le nom de sa vie
Ou l'histoire de ce petit, à peine l'âge de treize piges
Qui guette en bas de la tour pendant que le daron s'afflige
Il a troqué les cahiers contre le terrain et les risques
Parce que la misère est réelle et qu'elle n'attend pas qu'on existe.
On traîne des cicatrices que les profs n'ont pas lues
Chaque pavé est un témoin, chaque ruelle est un abus
La rue t'adopte en silence, mais te rejette avec fracas
Beaucoup d'histoires de trahisons pour quelques liasses de billets de banque
Ici, les légendes tombent plus vite que la pluie d'automne
Le silence est d'or, mais les gyrophares résonnent
La rue n'est pas facile, ouais, c'est un combat de chaque seconde
Où les plus braves s'éteignent pendant que les vautours se confondent
Hugo mecano respecté dieu est grand