J’ai grandi là où sourire cache souvent des cicatrices,
Où les nuits sont longues et les rêves pleins de vices,
On apprend tôt que la vie fait pas de cadeaux,
Que même le bonheur peut te tourner le dos.
J’ai vu des larmes couler sans faire de bruit,
Des gens mourir debout, fatigués de la vie,
Des promesses brisées avant même d’exister,
Et des cœurs fidèles finir par se détester.
J’ai porté des douleurs que personne n’a vues,
Des combats intérieurs que j’ai toujours tus,
On m’a trahi, sali, parfois même oublié,
Mais j’ai continué… même quand j’étais brisé.
Y’a des jours où respirer devient un effort,
Où t’as plus la force mais t’es encore là, dehors,
À faire semblant que tout va bien devant les gens,
Alors qu’à l’intérieur t’es déjà perdant.
J’ai compris que l’amour peut être une prison,
Que donner son cœur, c’est risquer la trahison,
Que les “pour toujours” durent parfois une nuit,
Et que les “je t’aime” meurent sans faire de bruit.
J’fais confiance à personne, j’ai trop donné avant,
Aujourd’hui j’me parle seul, j’me relève lentement,
Parce que dans ce monde, chacun porte son masque,
Et les vrais visages… tu les vois quand tout casse.
J’ai appris à avancer même sans direction,
À sourire dans la douleur, à cacher mes démons,
Parce qu’au final, personne viendra te sauver,
T’as que toi-même… quand tout vient s’écrouler.