Pardon, ma mélodie d’ébène
Dans le silence de Kinshasa qui s'endort,
Ma guitare pleure un accord désaccordé.
J’ai brisé le rythme, j’ai eu tort,
De notre amour, j’ai sali la pureté.
Toi, mon modèle, mon œuvre d’art,
Tu marches avec la grâce d'une rumba lente.
J’ai laissé l’orgueil voiler mon regard,
Et j’ai perdu le Nord dans une nuit errante.
Refrain :
Maman, bolimbisa ngai (Maman, pardonne-moi),
Mon cœur est un Sebene qui a perdu sa joie.
Tu es la seule partition que je veux chanter,
Ne laisse pas notre chanson s’arrêter.
Je me souviens de tes yeux, deux notes de cristal,
Qui brillaient plus fort que les néons de la ville.
Sans toi, ma vie est un concert sans final,
Un disque rayé, un destin trop fragile.
Je demande pardon à tes pieds de déesse,
Comme on implore la pluie après la sécheresse.
Reviens danser dans le creux de mes bras,
Ma rumba n’a de sens que si tu es là.
Limbisa ngai, motema na ngai...