Ils disent que j’suis loin de Dieu,
Que j’ai quitté la lumière pour danser avec le feu,
Que mes silences cachent des fautes non confessées,
Mais mes silences, c’est juste… des prières non écoutées.
Et parfois… parfois je me parle à moi-même :
“Si je le faisais vraiment, ce que vous dites avec haine ?
Si je goûtais à l'impureté comme vous le prétendez,
Me regarderiez-vous autrement, ou juste avec plus de mépris ?
Vous priez pour que je me relève,
Mais vous m’avez poussé sans savoir si je suis tombé.
Vous condamnez sans preuve, vous prêchez sans compassion,
Vous prêchez l’amour, mais vous pratiquez le soupçon,
Vous priez pour les perdus, mais rejetez sans raison.
Et pourtant vous chantez : “Seigneur, fais-nous grâce et pardon.
Mais moi… je tiens. Je serre les dents.
Pas pour vous, mais pour Celui qui voit vraiment.
Je ne suis pas parfait, mais je ne suis pas ce que vous racontez.
Je suis un fils, un frère… un soldat fatigué.
Je préfère être discret dans l’obéissance,
Que briller dans le faux pour votre reconnaissance.
J’ai douté, j’ai vacillé, mais j’ai pas trahi l’Alliance,
J’ai aimé Dieu en secret, même dans le silence.
Et si un jour ma bouche crie tout ce que mon cœur a vu,
Je veux que mes mots brûlent vos jugements injustes et crus.
Si je le faisais… ce serait pour briser vos chaînes,
Pas celles en fer, mais celles de vos haines.
Celles qui lient les cœurs à des pensées vides,
Qui jugent les frères, sans preuve, sans guide.
Je vois les gens qui porte le thermomètre spirituel
Pour calculer la température spirituel des frères
En disent frères mikolo oyo mpungu ekiti hein
Je ne sais si Dieu les a nommer des médecins
Mais non… je n’ai pas cédé.
J’ai traversé l’ombre sans abandonner.
J’ai serré la Parole contre mes douleurs,
Et j’ai prié… même quand j’avais peur.
Je suis encore là, malgré vos murmures,
Je tiens debout, sans fard, sans couverture.
Pas besoin de paraître pour exister,
Je suis fils du Roi, même sans être invité.