Couplet 1]
Les néons clignotent, la nuit est froide
On t’promet l’or sans montrer les chaînes
Un regard faux, une main trop vite
La rue te vend des rêves qui saignent
J’ai vu des frères entrer riches d’espoir
Ressortir pauvres, l’âme en éclats
La facilité t’appelle, te fait croire
Mais derrière le voile, y’a qu’un drap noir
[Refrain]
N’aime jamais la rue, elle dévore tes nuits
Même quand ton ventre crie, même quand tout est gris
Creuse ta souffrance, forge ton marteau
Cent sueurs sur ton front valent mieux qu’un tombeau
Et quand le sol se dérobe, à genoux, pas à terre
Prie, même à voix basse, même sans lumière
La porte s’ouvre à ceux qui cognent sans trêve
Pas à ceux qui glissent dans les rêves trop brèves
[Couplet 2]
On t’vendra la facilité comme un fruit défendu
Mais ses pépins te briseront les dents
Travaille, casse des pierres, deviens ton propre rempart
Même dix ans de galère, c’est plus court qu’un serpent
Ton dos peut plier, jamais rompre
Tes mains calleuses écriront ton nom
L’argent vite venu, vite il se fonte
Alors que ta peine, elle, te fait patron
[Refrain]
N’aime jamais la rue, elle dévore tes nuits
Même quand ton ventre crie, même quand tout est gris
Creuse ta souffrance, forge ton marteau
Cent sueurs sur ton front valent mieux qu’un tombeau
Et quand le sol se dérobe, à genoux, pas à terre
Prie, même à voix basse, même sans lumière
La porte s’ouvre à ceux qui cognent sans trêve
Pas à ceux qui glissent dans les rêves trop brèves
[Pont]
Quand t’es coincé, le monde est un mur aveugle
Monte le dos au mur, le cœur en veille
Une prière d’homme ou celle d’un gosse
Dieu n’entend pas la monnaie, Il entend la détresse
Lâche rien, pas même ta dernière larme
La rue est une mère qui t’apprend à dire « j’arme »
Reste droit, la pauvreté n’est pas une gloire
Mais la dignité, elle, te mène à l’histoire
[Outro]
Alors lève-toi, sale, fatigué, seul
Mets un pied devant l’autre, enterre le linceul
La facilité tue, l’honneur se construit
Et si tu dois tomber, que ce soit