(Refrain)
Seul dans la foule, je ne fais que passer,
Un point qui roule sur le bitume glacé.
Solitaire par choix, ou peut-être par peur,
J'ai bâti des murs pour protéger mon cœur.
C'est moi contre moi, le silence est mon frère,
Libre mais à l’étroit, dans mon monde de verre.
(Couplet 1)
Le téléphone qui dort, posé sur la table,
Pas besoin de décors, le vide est confortable.
J'regarde les autres rire, à travers la vitrine,
Ils ont tant à se dire, moi j'ai mon vague à l'âme en mine.
On me dit « sors un peu », on me dit « change d'air »,
Mais c'est dans le bleu de mes nuits que je suis sincère.
Mieux vaut être seul qu’entouré de fantômes,
Dans mon royaume de poche, je suis le seul môme.
(Refrain)
Seul dans la foule, je ne fais que passer,
Un point qui roule sur le bitume glacé.
Solitaire par choix, ou peut-être par peur,
J'ai bâti des murs pour protéger mon cœur.
C'est moi contre moi, le silence est mon frère,
Libre mais à l’étroit, dans mon monde de verre.
(Couplet 2)
C’est pas de la tristesse, c’est juste de la pudeur,
Une forme de sagesse pour éviter la douleur.
Les amis de passage, les amours qui s’effritent,
J’ai tourné la page, j’ai réduit les visites.
Ma solitude est propre, elle ne fait pas de bruit,
Elle me sert de pilote quand je traverse la nuit.
J’suis mon propre refuge, mon propre incendie,
Loin du grand déluge des vies qu'on nous mendie.
(Pont)
Parfois le miroir me renvoie un étranger,
Mais c’est le seul regard que je ne peux pas changer.
Solitaire, pas isolé, y’a une nuance, tu sais ?
C’est juste que mon cœur a besoin de se reposer.
(Outro)
Solitaire...
Dans mon monde de verre...
Le silence est mon frère...
Juste moi, rien que moi.