Y en a qui comptent leurs millions,
Y en a qui comptent leurs portions.
Y en a qui changent de décor,
Y en a qui cherchent encore.
Y en a qui parlent de leurs droits,
Le ventre plein, la voix qui croit.
Y en a qui baissent les yeux,
Quand un pauvre passe près d’eux.
Ils ont trop… ils ne voient plus,
Les mains qui tremblent dans la rue.
Ils ont trop… ils ne savent plus,
Que l’homme vaut plus que le superflu.
Ils ont trop… et nous si peu,
Mais le peu rend l’homme lumineux.
Ils ont trop… et dans leurs yeux,
S’éteint le lien entre nous deux.
Y en a qui râlent de tout,
D’un retard, d’un café trop doux.
Y en a qui rêvent simplement
D’un repas chaud pour leurs doux instants.
La vie distribue ses cartes,
Parfois rapproche, parfois écarte.
Et ceux qui rient de la misère
Pourraient demain le payer cher.
Ils ont trop… ils ne voient plus,
Les mains qui tremblent dans la rue.
Ils ont trop… ils ne savent plus,
Que l’homme vaut plus que le superflu.
Ils ont trop… et nous si peu,
Mais le peu rend l’homme lumineux.
Ils ont trop… et dans leurs yeux,
S’éteint le lien entre nous deux.
Le costume ou le vieux manteau,
Finissent tous sous le même drapeau.
Et quand tombe le rideau du soir,
L’or ne remplace l’espoir, ni le désespoir.
Ils ont trop… ils ne voient plus,
Les mains qui tremblent dans la rue.
Ils ont trop… ils ont perdu
Le goût des gestes attendus.
Ils ont trop… et nous si peu,
Mais le peu rend l’homme lumineux.
Ils ont trop… et dans leurs yeux,
S’éteint le lien entre nous deux.
Un homme n’est jamais plus grand
Que lorsqu’il s’arrête un instant…
Pour tendre la main, simplement.
Un homme n’est jamais plus grand
Que lorsqu’il s’arrête un instant…
Pour tendre la main, simplement.
Un homme n’est jamais plus grand
Que lorsqu’il s’arrête un instant…
Pour tendre la main, simplement.