Titre : “Dans le noir”
(Intro – vibe Tiakola / Ronisia)
Eh eh eh…
La vie nous fatigue mais on sourit devant les gens
Mama disait “faut tenir même quand ça devient violent”
Oh nan nan…
Cotonou dans la tête, le cœur dans le béton
(Couplet 1 – style Tiakola)
J’ai grandi loin des lovés, loin des villas
Dans le quartier ça rêve Benz mais ça roule bara
Petit voulait briller comme les stars à Paname
Mais les problèmes collent comme la pluie sur les lames
On cachait les douleurs derrière les stories
Les vrais savent c’qu’on ressent quand le frigo crie
Y’a les petits qui tombent pour des billets sales
Et les mamans qui pleurent dans le noir des escales
J’voulais juste sortir la mif du danger
Mais la rue veut toujours nous mélanger
Le poto parle plus depuis son affaire
Ici les cauchemars deviennent populaires
(Pré-refrain – style Dadju / Ronisia)
On fait les forts mais le cœur saigne encore
Les yeux rouges sous les lumières du décor
Même quand ça va pas, on dit “ça va” dehors
Parce qu’ici montrer ses faiblesses c’est la mort
(Refrain – ambiance Aya / Tiakola avec gimmicks ghetto)
Eh mama eh… dans le ghetto on survit
Woulaï bébé, la vie nous frappe sans répit
Dans la zone ça crie “eh oh eh oh” toute la nuit
On veut l’argent propre mais la galère nous poursuit
Eh mama eh… dans le ghetto ça charbonnne
Y’a les petits qui rêvent pendant que les sirènes résonnent
Eh oh eh oh… personne nous pardonne
Mais on garde le sourire même quand le ciel abandonne
(Couplet 2 – style Gazo)
La rue m’a appris qu’les vrais parlent peu
Beaucoup veulent ta place quand ils voient les vues
J’ai vu des frères changer pour des euros
Des promesses cassées pour monter plus haut
Les anciens disent “petit faut quitter ça”
Mais comment faire quand le futur veut pas ?
On veut Dior, les voyages, la belle vie
Mais le destin nous laisse dans la pluie
Y’a des cicatrices sous les vestes Lacoste
Des rêves noyés dans l’odeur du poste
Le quartier applaudit quand tu fais du sale
Mais disparaît quand les problèmes s’ins