[Intro]
Le téléphone sonne, écho dans la cuisine tremblante
Le cadran gravite entre le bruit et le silence
[Verse 1]
Agnikoula prend l’appareil, le monde s’éclipse en urgence
La voix serre les mots comme des clés dans la serrure
La rue danse dehors, floue, pressée, indifférente
Mais l’intérieur brûle d’un besoin d’éclaircir l’heure
[Pre-Chorus]
« Allô ? », souffle-t-elle, et le souffle répond au silence
Les chiffres défilent, les noms se heurtent à la peur
Le temps se rétrécit, chaque seconde est une urgence
[Chorus]
Parle, parle tout haut, ne laisse pas la peur gagner
Dis ce que tu vois, qui appelle, qui va rester
Le monde peut attendre, ici on a besoin de vérité
Parle, parle maintenant, avant que tout se perde
[Verse 2]
L’appareil gratte la mémoire, like un tambour d’alarme
L’écho des rues mêle l’urgence à des gestes familiers
La porte entrouverte laisse entrer un souffle chargé
Et la voix — familière et pressée — cherche un repère
[Pre-Chorus]
« Oui, je suis là », répète-t-elle, et l’autre répond par gravité
Les mots s’avalent, se tracent sur les murs de la pièce
Le cadre se fige, puis se referme sur une nécessité
[Chorus]
Parle, parle tout haut, ne laisse pas la peur gagner
Dis ce que tu vois, qui appelle, qui va rester
Le monde peut attendre, ici on a besoin de vérité
Parle, parle maintenant, avant que tout se perde
[Bridge]
On se tient, deux voix dans un même souffle, dans la lumière du matin
Les bruits de la ville se dissolvent, deviennent murmure et lien
[Chorus]
Parle, parle tout haut, ne laisse pas la peur gagner
Dis ce que tu vois, qui appelle, qui va rester
Le monde peut attendre, ici on a besoin de vérité
Parle, parle maintenant, avant que tout se perde
[Outro]
Le téléphone cesse, mais l’espace demeure chargé d’un mot donné
Agnikoula écoute la suite, et l’urgence se tisse en voix