Tout se plaint contre la nature
Même le grand flot qui murmure
L’oiseau voltigeant dans les airs
Se plaint dans ses plus doux concerts
Le gai poisson qui fend la ronde
Dans le sein profond de l’onde
Regrette de n’avoir des ailes
Pour voler comme les merles
L’herbe qui croît au pied de l’arbre
À jamais baignée par l’ombre
Avant d’entrer dans un cercueil
A besoin d’un peu de soleil
La fourmi, triste minuscule
Dans la multitude circule
Incertaine à vivre un matin
Elle se plaint de son destin
REFRAIN
Ô Nature, dis-moi pourquoi,
Tu donnes tant… mais pas aux mêmes endroits ?
Pourquoi certains rient quand d’autres ont froid ?
Pourquoi l’espoir s’éteint parfois ?
Tout se plaint contre la nature,
Tout cherche un peu de lumière,
Et nous marchons dans nos blessures,
En cherchant le bonheur sur cette terre.
Et l’homme enfin qui croit avoir
En raison de son puissant pouvoir
Est plongé dans la nature,
La plus indigente créature
Tous les jours de son existence
Il travaille, songe, pense ;
Il cherche à vaincre le malheur
Et vivre d’un peu de bonheur
REFRAIN
Ô Nature, dis-moi pourquoi,
Tu donnes tant… mais pas aux mêmes endroits ?
Pourquoi certains rient quand d’autres ont froid ?
Pourquoi l’espoir s’éteint parfois ?
Tout se plaint contre la nature,
Tout cherche un peu de lumière,
Et nous marchons dans nos blessures,
En cherchant le bonheur sur cette terre.
Hélas ! le pire de la présente
Il se défend, pleure, chante
Projets à peine il entreprend
Que le désigne mot le surprend
Que sommes-nous donc venus faire
En ce monde où tout est misère ?
Ô Nature, ô Mère auguste
Je sens que tu n’es pas trop juste
On nous fait croire qu’il existe
Un suprême Être qui habite
Dans les cieux et qui commande
D’un œil indulgent le monde
S’il est vrai que cet Être existe
Il est carrément injuste ;
Il rend les uns riches, heureux
Et les autres bien malheureux
Pourquoi cette inégalité ?
Qui n’a en ce monde goûté
Si pour avoir de former des yeux
Que peut-il espérer des cieux ?