J'écris ces lignes à l'ombre de nos espoirs brisés,
Où les sourires sont faux, souvent bien trop aiguisés.
Chaque matin ressemble au brouillard de la veille,
Les soucis fauchent le sommeil avant que le soleil s'éveille.
On court après le pain, le temps nous colle au corps,
Dans des rues glacées où même les rêves dorment dehors.
J'ai vu des mères plier sous le poids des factures,
Des pères garder le silence pour cacher leurs blessures.
Ici, les promesses s'évaporent au fond des verres,
On apprend la survie avant d'apprendre la grammaire.
Les poches sont vides mais le cœur est trop lourd,
Elparento Sabar attend un miracle qui fait le tour du jour.
La galère c'est une ombre qui te suit pas à pas,
Elle te murmure à l'oreille quand tu ne réponds pas.
On avance tête basse, entre béton et rancœur,
En étouffant les cris qui résonnent à l'intérieur.
Mais dans le fond des yeux, y a cette rage intacte,
Celle d'Elparento Sabar qui refuse le dernier acte.
On transforme nos cicatrices en blindage d'acier,
Parce que tomber c'est dur, mais s'éteindre c'est renier.