Mon amertume n’a pas de bruit…
Elle marche pieds nus dans mes nuits,
effleurant mes rêves comme une lame tiède,
douce et cruelle à la fois.
Elle s’installe là où tes mots se sont tus,
dans ce vide étrange que même le temps évite.
Je la sens, parfois,
dans le goût trop salé de mes silences,
dans la fatigue de sourire sans raison.
J’ai voulu la noyer dans l’oubli,
mais elle sait nager mieux que mes espoirs.
Alors elle flotte, tranquille,
à la surface de mes jours cassés,
comme une vérité que je refuse d’avaler.
Mon amertume…
c’est ton absence qui s’éternise,
c’est l’écho de ce que nous aurions pu être,
qui revient me hanter quand tout dort.
Elle ne crie pas, non.
Elle chuchote.
Et c’est pire.
Car dans ses murmures,
il y a ton nom,
et ce goût persistant
d’un bonheur qui m’a échappé.