Je m’appelle José Ricardo, enfant du Bénin, la vie m’a frappé tôt, j’ai grandi dans le chagrin, papa et maman séparés, plus de vrai chemin, j’ai dû apprendre seul à devenir quelqu’un. C’est ma tante qui m’a tendu la main, grâce à elle j’allais à l’école chaque matin, mais la vie a changé quand je suis revenu chez mon père, et là j’ai tout perdu. J’ai pleuré matin, midi, soir, mais je garde encore l’espoir, même sans rien, même dans le noir, je refuse d’arrêter d’y croire. Les coups pleuvaient, les mots faisaient mal, les femmes de mon père rendaient tout infernal, j’ai fui la maison, j’ai choisi la rue, mais la rue aussi m’a presque perdu. Dormir sans manger, sans même se laver, chercher un coin juste pour se reposer, mais malgré tout j’ai gardé ma voie, je suis resté droit, je n’ai pas trahi ma foi. J’ai pleuré matin, midi, soir, mais je garde encore l’espoir, même sans rien, même dans le noir, je refuse d’arrêter d’y croire. J’aurais pu tomber, devenir bandit, mais j’ai choisi de rester en vie, Dieu m’a gardé même dans la nuit et aujourd’hui je tiens encore debout ici. Je n’ai peut-être rien mais j’ai mon cœur, et malgré les larmes et la douleur, un jour ma vie changera d’histoire, José Ricardo gardera l’espoir.