Dans nos foyers, y’a des rêves coincés sous les tôles,
Maman souffre en silence pendant que papa contrôle,
Le petit veut réussir mais l’école devient lourde,
Diplôme en main, mais les portes restent sourdes.
Les jeunes courent l’argent, chacun cherche sa route,
Certains tombent dans les vices à force de doutes,
À Cotonou la nuit, les pensées tournent en rond,
On sourit dehors mais dedans y’a des démons.
Le voisin te juge quand t’as pas encore percé,
Les amis changent dès que la galère est lancée,
On veut aider la famille mais nos poches sont vides,
Alors beaucoup cachent leurs douleurs derrière le vide.
Mais malgré tout on avance, le cœur rempli d’espoir,
Parce qu’un vrai guerrier béninois refuse le noir.