[Intro]
Poussière et bois, témoin silencieux, écoute mes pas lents.
[Verse 1]
Je suis une chaise ancienne, usée par les appels du dîner et les secrets des nuits.
Chaque couture raconte une saison, chaque rayure porte un nom oublié.
J’ai vu les mains qui tremblent, les regards qui cherchent une porte vers demain.
Et les mots qui ne veulent pas mourir reposent dans mes barreaux.
[Chorus]
Regarde-moi comme une mémoire, qui se souvient sans parler.
Je suis le retour d’un souffle posé, le silence qui sait tout donner.
Dis-toi que tout ce qui passe reste gravé, dans le bois et dans l’air.
[Verse 2]
Les années passent, mais l’odeur du cuir et de la cire ne s’en va pas.
J’ai accueilli les thé et les rires, les colères qui n’avaient plus de nom.
Toi aussi, tu t’es assis, et moi j’ai écouté ton cœur s’accorder au mien.
Nous avons partagé des secrets que personne n’entendra.
[Pre-Chorus]
Et quand la lumière se retire, mes pieds creusent des rêves dans le bois.
Je garde au fond de mes joints l’odeur du passé qui ne se tait pas.
[Chorus]
Regarde-moi comme une mémoire, qui se souvient sans parler.
Je suis le retour d’un souffle posé, le silence qui sait tout donner.
Dis-toi que tout ce qui passe reste gravé, dans le bois et dans l’air.
[Bridge]
Si un jour je perds ma voix de chaise, écoute le vent qui traverse mes ans.
Il me racontera les gestes simples, les heures qui t’ont vu naître.
[Chorus]
Regarde-moi comme une mémoire, qui se souvient sans parler.
Je suis le retour d’un souffle posé, le silence qui sait tout donner.
Dis-toi que tout ce qui passe reste gravé, dans le bois et dans l’air.
[Outro]
Je me tiendrai là, témoin patient, jusqu’au dernier pli de mon histoire.
Et quand on me calera au fond d’un grenier, je te garderai encore un peu vivant.