Le mal galope à pas géant,
L’amour erre dans le néant,
L’hypocrisie ne manque pas d’allant,
Le mal prend son élan.
Le bien vacille, cherche un instant,
Une lueur dans le vent,
Les âmes errent, perdues pourtant,
À la croisée des tourments.
Les mots s’égarent, lourds de silence,
Sur des lèvres en partance,
Et dans le bruit de l’indifférence
Se noie la délivrance.
Mais sous la cendre un feu persiste,
Fragile, mais résistant,
Un souffle doux, presque égoïste,
Qui murmure au présent.