[Intro]
Dans les rues humides, les lampes racontent l’heure perdue
Les traces d’un soir où tout bascule, sans aucune dénombrue
On marche en échos, pas lourds, visages en suspense
PC2 et Baséron, cœurs qui tremblent devant la pénombre qui s’avance
[Verse 1]
Sur le béton, les voix claquent comme des couvercles de bidon
Des regards qui évitent le pire, comme des fils tendus sur les murs d’antan
Diakité et Koumou font bouger les sirènes entre les immeubles
Les passants restent muets, mais les mots se gravent dans l’écorce des rues, immuables
[Pre-Chorus]
On parle trop vite, les souvenirs font tourner les chiffres dans la tête
M. Yoka observe les murs, le temps baisse sa cadence, et tout s’arrête net
[Chorus]
La ville respire entre cris et silences, on attend la lumière
Les témoins portent les preuves invisibles, des histoires qui restent amères
Les gestes laissés en suspens, les regards qui doutent de demain
On avance malgré tout, sous les néons, dans le bruit qui nous retient
[Verse 2]
Des garçons et des filles croisent des bribes de vérité tremblante
Une fille raconte le vent qui porte des menaces jusqu’au boulevard vacillant
Le décor brûle sans flambée, juste des ombres qui s’étirent
Et M. Yoka collecte les détails, comme on collecte les miettes d’un silence qui expire
[Pre-Chorus]
La tension grimpe, les murs semblent se pencher et écouter
Le souffle court, les pas crient « assez », mais l’écho c’est tout ce qui reste après
[Chorus]
La ville respire entre cris et silences, on attend la lumière
Les témoins portent les preuves invisibles, des histoires qui restent amères
Les gestes laissés en suspens, les regards qui doutent de demain
On avance malgré tout, sous les néons, dans le bruit qui nous retient
[Bridge]
On voudrait dénouer les fils sans déchirer le reste
Rester dignes, même quand tout vacille en geste de presse
Les tables tournent, les mots se posent, hésitent puis s’en vont
Et l’ombre d’un accord fragile se dessine dans le front du quartier, profond
[Chorus]
La ville respire entre cris et silences, on attend la lumière
Les témoins portent les preuves invisibles, des histoires qui restent amères
Les gestes laissés en suspens, les regards qui doutent de demain
On avance malgré tout, sous les néons, dans le bruit qui nous retient
[Outro]
Au bas de Baséron, l’aube hésite encore, mais la rue raconte
Des vies qui s’entrechoquent sans se briser, et des cœurs qui comptent
On avance, on écoute, on note les traces pour que demain se souvienne
Que l’ombre peut s’apaiser si l’on parle, si l’on se souvient de ce qui oppresse et qui oppresse encore