J Le ciel est gris comme le béton qui m’a vu naître
J'vois l’avenir dans l'reflet d’une flaque, c’est peut-être un signe du traître
Cœur en lithopédion, j’ressens plus la douleur des autres
J'suis dans l'V, j'accélère, j'laisse mes péchés derrière, loin des apôtres.
Nwaar est la pensée, nwaar est le projet
Elle veut que j'l'aime, mais l'amour c’est juste un mauvais jet
De dés sur la table d'un casino qui brûle
J'fais du chiffre, j'fais du sale, pendant qu'le monde recule.
La montre brille, mais le temps s'écoule, ironie du sort
J'écris mes peines au scalpel, j'autopsie mon propre corps
Pas d'refrain, juste du sang sur la feuille de papier
Le trône est vide, j'm'y installe sans même me déchausser.
C'est la #Vie, paraît-il, entre un cri et un soupir
J'ai troqué mes rêves de gosse contre l'envie de n'plus souffrir
(Refrain)
C’est le Nwaar, rien n’est rose sous le clair de lune
J’compte mes ennemis, j’compte mes billets, j’compte mes lacunes
L’âme est en solde, mais l’ego coûte un bras
On finit seul dans le drap, ou seul sous les gravas
La #Vie, la vraie, celle qui n’fait pas de bruit
Entre l’enfer du jour et les silences de la nuit.
(Couplet 2)
J'suis dans l'fond du club, j'regarde les ombres s'agiter
L'alcool est amer, mais moins que la vérité
J'ai l'flow qui découpe comme une lame de rasoir dans l'obscurité
Ils veulent ma chute, j'leur donne de la hauteur par charité.
On ne parle plus, on ne fait que poster des masques
J'préfère l'exil au Congo que leurs sourires fantasques
Le succès a un goût d'cendres, j'ai plus rien à prouver
J'cherche la lumière au fond du puits, j'l'ai jamais trouvée.
J'écris "Je t'aime" avec le sang d'une bless