[Intro]
Des fleurs sur la table, un chemin tendu de mots
[Verse 1]
J’ai mis mes plus beaux habits, j’ai lissé mon langage
J’ai apporté des fleurs pour calmer les orages
Je voulais être le fils, la sœur ou bien l’ami
Chercher une place au chaud au sein de leur nid
Mais chaque sourire offert était un piège lent
Chaque confidence, un futur argument
J’ai ouvert la porte de mon jardin secret
À ceux qui ne rêvaient que d’y mettre le feu, après
[Chorus]
Parce qu’espérer la belle-famille, c’est creuser sa tombe
C’est bâtir un château qui, sur nous, s’effondre
On prépare son banquet, on soigne sa réception
Mais on ne fait que dresser l’autel de son humiliation
[Verse 2]
Ils écoutent tes silences pour mieux les interpréter
Ils attendent la faille, le mot de trop, l’impayé
Tu penses gagner leur cœur en jouant la franchise
Mais ils notent tes défauts, préparent la mise en crise
À table, les regards sont des lames acérées
On trinque à ta santé pour mieux te décrire
[Chorus]
Parce qu’espérer la belle-famille, c’est creuser sa tombe
C’est bâtir un château qui, sur nous, s’effondre
On prépare son banquet, on soigne sa réception
Mais on ne fait que dresser l’autel de son humiliation
[Bridge]
Et l’on se retrouve seul, au bord du silence
À compter les pas qui s’éloignent, sans défense
On cherche un bras ouvert, on trouve un mur de glace
On comprend trop tard que tout amour a ses failles et ses traces
[Chorus]
Parce qu’espérer la belle-famille, c’est creuser sa tombe
C’est bâtir un château qui, sur nous, s’effondre
On prépare son banquet, on soigne sa réception
Mais on ne fait que dresser l’autel de son humiliation
[Outro]
J’ai appris à fermer la porte sur ces jardins secrets
Là où l’on peut aimer sans craindre d’être déçue
Je choisis mes pas, je garde ma dignité intacte
Et je marche léger, vers un foyer qui me respecte