[Intro]
La ville dort jamais, mais mon cœur veille en suspens
Dans les rues qui pleurent des néons et des vents froids qui m’écharpent
Je porte un manteau trop grand pour mes regrets
Et je pense à toi, à nous, à ce qui s’éteint en secret
[Verse 1]
Je marche seul entre les vitrines, le souffle court, il se fane
Les pas résonnent comme des promesses qui ne reviendront pas demain
Toi, tu cherchais la chaleur dans mes mots, dans mes menues lampes
Mais l’hiver a pris nos mains et les a marquées en arrière-plan
[Pre-Chorus]
Et je me demande où s’est perdu notre feu velours
Quand les cafés fermaient, quand nos regards coulaient jusqu’au jour
[Chorus]
Cœur, ne lâche pas — j’entends ta voix qui se fraye un chemin dans le froid
Femme, tes lèvres brûlent encore dans le vide de nos choix
Nos deux âmes en porte-à-faux, dans une nuit qui refuse le givre
Mais ton souvenir revient comme une flamme qui m’éprouve et me livre
[Verse 2]
Des rues sans sommeil portent nos noms brouillés par l’orgueil
On avait juré que l’hiver serait court et que l’amour serait pareil
Pourtant chaque café se ferme sur une larme qui se bouscule
Et je retiens ma voix qui tremble, j’étouffe nos aveux devant le ciel gris
[Pre-Chorus]
Je crois entendre encore ta voix qui dit “reste” et puis s’échappe
Entre deux horloges qui coincent, notre temps se casse et s’échappe
[Chorus]
Cœur, ne lâche pas — j’entends ta voix qui se fraye un chemin dans le froid
Femme, tes lèvres brûlent encore dans le vide de nos choix
Nos deux âmes en porte-à-faux, dans une nuit qui refuse le givre
Mais ton souvenir revient comme une flamme qui m’éprouve et me livre
[Bridge]
La ville raconte nos silences, en graffiti sur les murs mouillés
On parle à voix basse, on se cherche, on se laisse glisser
Si la neige tombe, elle efface, elle ne pardonne pas nos fautes
Pourtant je t’appelle, et ton nom résonne dans mes bottes
[Chorus]
Cœur, ne lâche pas — j’entends ta voix qui se fraye un chemin dans le froid
Femme, tes lèvres brûlent encore dans le vide de nos choix
Nos deux âmes en porte-à-faux, dans une nuit qui refuse le givre
Mais ton souvenir revient comme une flamme qui m’éprouve et me livre
[Outro]
Et si demain le soleil tarde, je marcherai encore, sans toi, avec toi
Portant nos rêves morts, nos fables brûlées par le froid, parfois
La ville ne dort pas vraiment quand une mémoire retentit en moi
Et je m’avance, mélancolique, vers un avenir qui ne donnera pas toi