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J’connais la rue comme mes poches, j’vois les pièges même dans l’silence,
J’ai grandi loin des paillettes, là où l’avenir s’bricole en urgence.
Les anciens m’ont dit "méfie-toi", la confiance ça s’paye en larmes,
Y’a qu’les vrais qui restent constants, les autres tournent dès que ça s’calme.
J’marche solo, j’garde mes pensées, j’ai trop d’images dans la rétine,
Les petits veulent tout, tout d’suite, mais oublient qu’le bitume c’est rude et vide.
Combien d’amis sont plus là ? Combien d’mères ont trop prié ?
Combien d’rev’ sont sous la terre pendant qu’des traîtres font les liés ?
J’rappe pas pour des likes ou des flammes dans les commentaires,
J’veux qu’les miens sortent du tunnel, pas juste briller dans la misère.
Chaque mot que j’pose c’est réel, chaque ligne une part d’mon vécu,
Pas d’cinéma dans mes couplets, j’ai trop saigné pour faire du fake dessus.
J’vois les p’tits s’perdre pour l’image, pour du buzz ou une go qu’ils connaissent à peine,
Ils jouent les durs, mais j’vois l’vide derrière les filtres et la haine.
Moi j’fais l’taf, discret dans l’ombre, j’laisse les rumeurs parler pour moi,
Là où j’viens, faut faire le tri : ceux qui t’aiment et ceux qui veulent ton poids.
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J’fais c’qu’il faut, pas c’qu’on m’dit, j’suis dans l’réseau comme un proxy,
Livraisons dans la nuit noire, j’me faufile dans Paris comme un taxi.
Le cœur glacé, les poches pleines, mais j’ressens plus rien, c’est toxique,
Y’a trop d’sourires qui sonnent faux, trop d'frères qui virent au plastique.
Ils veulent l’buzz, moi j’veux l’impact, poser mes rimes sur l’asphalte,
Pas là pour twerker sur TikTok, j’vise les millions sans m’déplacer d’ma piaule.
J’ai vu des grands devenir p’tits, j’ai vu des traîtres sous l’blouson Canada,
On m’parle de karma, mais j’vois qu’les pires nagent encore dans l’soda.
La rue m’a forgé sans tutoriel, sans tuto YouTube ni masterclass,
Chaque jour c’est une interro surprise, et le prof a jamais d’