La vie m’a mis à genoux, j’ai appris à parler bas
Le temps efface les coups, mais laisse des cicatrices en gras
J’avance sans faire de bruit, j’compte mes pertes en silence
Chaque jour c’est une fuite, mais j’trouve ma subsistance
J’ai vu l’aube après l’orage, j’ai vu l’homme sans visage
J’ai compris qu’le vrai courage, c’est d’tenir sans un message
Alors j’marche, j’tombe, j’me relève, j’crois plus au destin
J’crois qu’ceux qui s’lèvent le s’ravent, trouvent la paix à la fin