J'ai brûlé mes nuits à dessiner ton ombre sur le plafond,
Croyant que ton silence était une preuve de dévotion.
On s'est promis l'éternité avec des mots de verre,
Mais au premier frisson, tout s'est brisé, tout s'est perdu en mer.
Je regarde mon reflet et je ne reconnais plus l’homme que j'étais,
Celui qui déplaçait des monts juste pour te voir briller.
Aujourd’hui, le lit est immense et l'air est devenu lourd,
C’est fou comme la haine ressemble à ce qu'on appelait l’amour.
Tu n'étais qu'un mirage habillé en oasis,
Et moi, le naufragé qui s'empoisonne de tes sacrifices.