On nous l’a vendu fragile, comme un cristal de bohème,
Mais l’amour est un séisme qui se fout des théorèmes.
C’est cet ancrage de fer quand le monde dérive et tangue,
Un brasier silencieux qui dévore jusqu’à la langue.
Ce n’est pas un long fleuve, c’est un torrent de montagne,
Une victoire sanglante où celui qui se perd gagne.
C’est l’art de voir l’abîme et de sauter sans l’armure,
Pour graver une éternité dans le calcaire d’un vieux mur.
C’est le seul vertige qui donne un sens à la chute,
Le souffle qui persiste au milieu de la lutte.
Plus qu’une simple flamme, c’est une forge, un alliage,
Le seul port au monde qui n’exige pas de bagage.