*[Couplet 1]*
J’traverse l’appart comme on traverse un cimetière,
Chaque photo au mur c’est une balle dans ma paupière.
T’étais mon refuge, mon abri, mon horizon,
Aujourd’hui t’es l’ouragan qui rase toutes mes saisons.
Tu signais nos "pour toujours" à l’encre de tes humeurs,
Moi je signais des chèques d’amour avec le sang de mon cœur.
T’as transformé mes "je t’aime" en monnaie de singe,
Et mes sacrifices en factures que tu refuses qu’on éponge.
J’ai encaissé tes silences, tes absences, tes comparaisons,
T’as fait de mon prénom un matricule dans ta prison.
Le pire c’est pas que tu partes... c’est que tu meurs dans mes bras,
Corps présent, âme absente, sourire qui ment, tout ça.
*[Couplet 2]*
J’ai appris la patience dans l’école de ton indifférence,
J’ai appris à sourire pendant que mon âme prenait l’errance.
Tu m’as appris à attendre, à mendier des miettes d’affection,
J’étais roi de ta vie... tu m’as rétrogradé en pension.
Chaque "on verra" c’était un couteau planté sans gant,
Chaque "t’exagères" c’était ma douleur qu’on mettait sous le tapis, gamin.
J’ai construit ton empire avec des briques de promesses,
Toi t’as démoli l’homme avec des mots qui font laisse.
J’ai ravalé ma fierté jusqu’à m’étouffer avec,
Jusqu’au jour où j’ai compris : rester c’est signer mon échec.
*[Pont - Rap parlé, débit lent]*
Écoute... je te dois respect pour l’amour qu’on a connu,
Je dois respect aux nuits blanches, aux projets qu’on a crus.
Mais je dois respect à l’homme que je suis en train de perdre,
Alors je plie bagage... pas par haine... par survie, frère.
Je rends les clés, je coupe les liens, je ferme cette parenthèse,
Pas de clash, pas de guerre... juste un homme qui se redresse.
*[Couplet 3 - Final, débit plus lourd]*
Je pose le badge de ton cœur sur la table du salon,
Je tourne les talons sans drame, sans larmes, sans tension.
Loin de tes tu vaux rien,je dois partir loin de toi