Sous le soleil rouge de l’harmattan,
Les pirogues glissent sur le lac Nokoué.
Ganvié s’éveille au chant des enfants,
Les femmes au marché, le pagne noué.
Le piment rougeoie sur les étals,
L’igname fume dans les marmites.
Un vieux sage fredonne un cantique,
Au pied du baobab, la vie palpite.
Ô Bénin, terre de danse et de foi,
Où le tam-tam rythme nos pas.
Du Nord au Sud, tes douces lois,
Nous lient à toi, pour l’éternité, hélas.
Dans les ruelles de Porto-Novo,
Les esprits vaudou dansent en secret.
Les couleurs des tissus sur les dos,
Un sourire d’enfant, un geste parfait.
À Cotonou, le taxi-moto,
Siffle la foule et ses désirs.
La lagune miroite sous les mots,
D’un peuple fier qui sait grandir.