On marche côte à côte sans jamais se toucher,
Comme deux inconnus que tout vient rapprocher,
Il y a dans tes silences quelque chose de moi,
Un écho qui me suit même quand je m’en vais loin de toi.
On fait semblant de rien, on sourit aux autres,
On cache dans nos yeux ce qui nous rend nôtres,
Et sous chaque parole banale, anodine,
Il y a ce vertige que rien ne domine.
Pré-refrain
On se parle à demi, on se tait tout entier,
Mais tout crie en nous deux sans jamais s’avouer…
C’est dans ce qu’on ne dit pas
Que tout devient immense,
Dans ce qu’on ne vit pas
Que brûle notre chance.
On s’aime en silence, à contre-jour,
À l’abri du monde et des détours,
Et même sans promesse, sans histoire…
Je te porte en mémoire.
Un regard échangé comme un pas vers l’abîme,
Un instant suspendu où tout devient sublime,
Mais le temps nous rappelle à ce qu’il faut être,
À ces vies parallèles qu’on ne peut pas défaire.
On avance en gardant nos distances apprises,
Mais nos cœurs désobéissent sans faire de bruit, sans surprise,
Et même dans l’oubli qu’on voudrait s’imposer,
Ton absence est présence que je ne peux nier.
On s’évite parfois pour mieux se retrouver,
Dans ce lien invisible qu’on ne peut briser…
C’est dans ce qu’on ne dit pas
Que tout devient immense,
Dans ce qu’on ne vit pas
Que naît la plus grande évidence.
On s’aime en silence, à contre-jour,
À l’abri du monde et des détours,
Et même sans promesse, sans histoire…
Je te garde en mémoire.
Et si nos chemins se perdaient un jour,
Si le temps effaçait nos contours,
Resterait-il au fond de nous
Ce presque rien… ce presque tout ?
C’est dans ce qu’on ne dit pas
Que l’amour persiste,
Dans ce qu’on ne voit pas
Qu’il devient éternel et existe.
On s’aime en silence, malgré les jours,
Malgré le monde et ses discours,
Et même sans promesse, sans espoir…
Je t’aimerai sans te voir.