Dans le souffle du soir, deux prénoms s’enlacent,
Hénock, roc tranquille où le soleil se pose,
Rufine, rivière douce qui jamais ne lasse,
Deux chemins qui se trouvent, et soudain tout ose.
Tes yeux, Hénock, portent la patience des chênes,
Tu bâtis l’avenir avec des gestes lents.
Et toi, Rufine, tu ris — le monde perd ses chaînes,
Ta voix fait éclore l’été même au cœur du vent.
Quand tu l’appelles, le temps retient son souffle,
Quand il te répond, la nuit devient promesse.
Ils n’ont pas besoin de grands mots qui s’essoufflent :
Un regard suffit, et l’âme se confesse.
Qu’il pleuve ou qu’il vente, leurs mains se retrouvent,
Deux lignes de vie qui refusent l’absence.
Hénock est l’ancrage, Rufine est la proue,
Et l’amour, entre eux, devient une évidence.
Alors que les saisons passent et se défont,
Ils écrivent ensemble un poème sans fin —
Hénock et Rufine, même alphabet, même front,
Deux cœurs qui battent à l’unisson, sans frein.