J'regarde le ciel, il est en cendre, y a plus d'étoiles pour me guider
Le silence est un monstre qui a fini par tout vider
Un jour t'es un enfant, le lendemain t'es un soldat
Le destin a frappé la veille, il a pas laissé de combat.
Y a plus de « rentre avant la nuit », plus de « je t'aime » au petit-déj'
Je marche solo dans le blizzard, mon cœur est devenu de la neige.
J'ai enterré mes deux piliers, le monde s'est écroulé sur moi
Privé de reine, privé de roi, l'orphelin cherche sa voix.
On me dit « sois fort, mon garçon », mais la douleur est une enclume
Je rappe mes larmes avec la rage, ma plume s'enflamme dans le bitume !
Ils sont partis sans dire adieu, le flash de l'accident me hante
Depuis ce jour, dans mes rétines, c'est l'anarchie la plus totale qui s'implante.
Mais écoute-moi bien, le sang qui coule dans mes veines, c'est le leur
Je vais pas crever dans l'ombre, je vais transformer ma douleur !
Je serai leur monument, leur victoire, leur héritage
Même si le deuil a arraché les plus belles pages de mon jeune âge.
Papa, Maman, je regarde en haut, je ferai briller notre nom dans le noir
Ils m'ont laissé tout seul... mais ils m'ont laissé leur pouvoir !
Tu peux poser ce texte sur une prod "Emotional Trap" ou "Boom Bap" moderne, en insistant bien sur la transition entre la tristesse du début et la rage de vaincre à la fin.