J’observe le monde par la fenêtre, le regard dans le noir
Je range mes rêves dans un tiroir, j’ai plus trop d’espoir
On joue des rôles, on s’invente des vies pour pas se décevoir
Mais la vérité finit toujours par s'asseoir dans le couloir.
J’ai le cœur lourd comme un héritage, un peu trop de bagage
Je tourne en rond dans ma tête, comme un lion dans une cage
Le succès c'est qu'un mirage, un reflet sur un visage
On veut tous la lumière, mais on finit tous dans l'orage.
(Refrain)
On dit « ça ira », mais on marche dans la brume
On soigne nos cœurs au milieu de l'amertume
Un sourire de façade, une armure de glace
On efface nos peines, mais le temps laisse des traces.
On dit « ça va », mais on étouffe sous le poids
Cherchant la chaleur, mais on meurt de froid
Juste un beau mensonge, le prix de l'esclavage
On cache nos naufrages sous un beau paysage.
(Couplet 2)
Le silence est bruyant quand la nuit tombe sur la ville
On se sent fort en public, mais tout seul on est fragile
J’écris des lignes de survie sur un papier volatile
La paix est un luxe, et le bonheur est un fossile.
On court après le vent, on cherche un sens au voyage
Mais on oublie que la fin est écrite à la dernière page
Je mets mes écouteurs, je m'isole, je change de rivage
Pour pas qu'ils voient l'enfer qui se cache derrière l'image.