[Intro]
Dans le grenier où la poussière tombe en poussières d’étoiles, je sens le temps s’étirer.
[Verse 1]
Je suis le vieux gramophone, voix d’antan dans un bois qui a vu des années passer,
Mes plaques tournent encore au battement des souvenirs, des pas de cha-cha, des rires qui s’envolent.
Le ruban se rappelle les mains qui caressaient mes cordes et les regards qui se perdaient dans le ventilateur.
[Pre-Chorus]
Et quand une musique passe, je tremble comme une page qu’on rouvre,
Les gravures grincent, et l’ombre danse sur le plancher.
[Chorus]
Rappelle-toi, danseur sans tempo, des soirs où le plafond brillait,
Je tremblais de joie, même si le monde venait s’effriter.
Aujourd’hui je suis poussière et silence, mais mes mémoires restent vivantes,
Échos d’un bal oublié que mon cœur a gardé fébrilement vivant.
[Verse 2]
Les années ont mis des toiles sur mes boutons et mes membranes,
Pourtant chaque cliquetis me raconte une fête qui ne s’éteint pas.
J’entends encore les voix qui riaient, les chapeaux qui tournaient, les étoiles qui clignotaient,
Et la nappe qui frémissait sous les chandelles, comme un océan de regards.
[Pre-Chorus]
Le temps fait silence, mais mes rouages veulent fredonner,
Je suis une mémoire qui frémit à chaque poussière qui tombe.
[Chorus]
Rappelle-toi, danseur sans tempo, des soirs où le plafond brillait,
Je tremblais de joie, même si le monde venait s’effriter.
Aujourd’hui je suis poussière et silence, mais mes mémoires restent vivantes,
Échos d’un bal oublié que mon cœur a gardé fébrilement vivant.
[Bridge]
Si tu ouvres la lucarne, je verrai la lune se refléter sur mes vitres anciennes,
Et je recommencerai, ne serait-ce qu’une seconde, à faire tourner l’orchestre des souvenirs.
[Outro]
Je demeure dans le grenier, gardien des rires et des pas, attendant le prochain souffle de danse.