Darlene ! Darlene ! Darlene
On s’est aimés des années, avec la rage et la tendresse,
On a brûlé les nuits, on a pansé les blessures.
Le temps a usé le désir, mais pas le respect,
Et l’amour s’est posé, plus doux : on est devenus frère et sœur.
Plus de promesses de baisers, mais des promesses de présence,
Tu connais mes silences, je garde tes absences.
Ce n’est plus des "je t’aime" qu’on se murmure le soir,
C’est "tu tiens le coup ?" "Je suis là." Et ça vaut tous les espoirs.
Darlene ! Darlene
On a couru des années, l’amour en plein sprint,
Cicatrices aux lèvres, mais le cœur en granite.
Le feu s’est calmé, mais la flamme fait famille,
Darlene ! Darlene
Plus de jalousie, juste des "faut que je te dise",
Plus de drame, juste toi qui tiens quand je glisse.
On s’aime autrement. Plus fort.
Frère. Sœur.
Des années à s’aimer, des années à s’apprendre,
On a tout donné, puis on a su se rendre.
Rendre les armes du désir, garder les armes du soin,
Et devenir ce refuge où l’autre va bien.
On ne se cherche plus la nuit,
On se retrouve le jour.
Darlene, Wilfrid...
On a aimé fort. Trop fort peut-être.
On a cru que ça durerait, et ça a duré... autrement.
Le temps a pris nos baisers,
Il nous a laissé nos secrets.
On n’est plus à deux dans un lit,
On est à deux contre la vie.
À toi ma sœur Darlene !
Tu demeurera ma femme et moi ton mari
Wilfrid WOTTO