Dans ma ville, les urnes parlent mais personne n’écoute,
Les bulletins votent, mais c’est le silence qu’on dépouille,
On élit des ombres qui gouvernent nos lumières,
Ici le peuple supplie, pendant que le pouvoir prospère.
Démocratie inversée — le sommet rampe et la base saigne,
Les voix s’achètent au marché pendant que la vérité saigne,
On promet des lendemains cousus de billets sales,
Mais c’est nos rêves qu’on enterre dans leurs discours bancals.
Ils disent “liberté”, mais serrent nos chaînes plus fort,
Ils parlent au nom du peuple… sans jamais parler d’abord,
Et moi j’écris pour réveiller ceux qu’on a mis en veille,
Car quand la justice dort, c’est l’injustice qui se réveille.