J’ai grandi dans le manque, le cœur froid comme l’hiver,
Les poches vides mais les rêves criaient plus fort que la misère (misère… misère…)
J’regardais le ciel, demandant pourquoi moi Seigneur,
Pourquoi les larmes tombent quand j’implore ton cœur (Seigneur… cœur…)
L’argent, c’est devenu mon seul vrai langage,
Chaque billet efface un peu la douleur du passage (passage… passage…)
Mais plus j’en gagne, plus mon âme se noie,
Comme si j’perdais Dieu à chaque pas que je fais sans foi (sans foi… sans foi…)
J’ai vu des frères changer pour quelques liasses,
Des sourires faux, des regards remplis de menaces (menaces… menaces…)
On vend nos rêves pour survivre un jour de plus,
Mais à quel prix si même le ciel ne nous entend plus ? (plus… plus…)
Maman priait pour moi dans le silence de la nuit,
Moi je courais après l’or, perdu dans l’infini (infini… infini…)
Elle disait “Dieu voit tout, même dans l’obscurité”,
Mais j’ai plongé trop loin pour encore l’écouter (écouter… écouter…)
J’empile les billets mais mon cœur reste en ruine,
Le diable me sourit pendant que Dieu s’éloigne en silence (silence… silence…)
J’ai voulu être riche pour fuir la douleur,
Maintenant j’suis prisonnier de ma propre valeur (valeur… valeur…)
Si l’argent achète tout, pourquoi j’me sens vide ?
Pourquoi mes nuits sont sombres même quand ma vie brille ? (brille… brille…)
Seigneur, pardonne-moi d’avoir oublié ton nom,
J’ai vendu mon âme pour remplir mes poches de illusions (illusions… illusions…)