Apprends-moi à t’aimer, Evincia
Apprends-moi à t’aimer, Evincia,
comme on apprend la lumière après l’ombre,
doucement… sans brûler les ailes du cœur.
Apprends-moi le langage secret de ton silence,
la signification cachée derrière ton regard,
et le rythme fragile de tes émotions.
Si aimer, c’est comprendre sans juger,
alors enseigne-moi la patience.
Si aimer, c’est rester quand tout vacille,
alors montre-moi la force tranquille de ton âme.
Evincia,
je ne veux pas seulement t’aimer avec des mots,
mais avec des actes,
avec la constance d’un arbre enraciné,
et la fidélité d’un horizon qui ne fuit pas.
Apprends-moi à te protéger sans t’emprisonner,
à te soutenir sans t’étouffer,
à t’admirer sans te changer.
Car si ton amour est une école,
je veux être l’élève attentif
qui apprend chaque jour
à mériter ton sourire.
Et si un jour je me trompe,
rappelle-moi que l’amour n’est pas parfait,
mais qu’il se construit
comme une forêt patiente
où chaque geste devient une graine d’éternité.
Evincia…
apprends-moi à t’aimer,
et je ferai de mon cœur
un refuge pour le tien.
Evincia,
je voulais te raconter un rêve
que décembre a déposé en moi.
Je me suis vu au bord du lac Ahémé,
à Possotomè,
le soir tombait doucement
comme une promesse murmurée à l’eau.
Dans ce rêve, tu étais là.
Pas par hasard.
Comme si le lac lui-même
t’avait conduite jusqu’à moi.
Je me souviens de ta présence
avant même de me souvenir de ton visage.
Le calme autour de nous,
et ce silence qui n’avait rien de vide.
Je te racontais sans parler,
et tu comprenais sans poser de questions.
Nos mains se sont trouvées,
simplement,
comme si elles se souvenaient déjà l’une de l’autre.
Il y avait des baisers,
doux, sincères,
et des câlins qui ne demandaient rien
d’autre que de durer un peu plus longtemps.
Pas pour fuir le monde,
mais pour s’y sentir en paix.
La nuit de décembre nous enveloppait,
le lac brillait faiblement,
et dans ce rêve
je n’avais rien à prouver,
rien à retenir,
juste ce moment avec toi.
Je t'aime