Je m’appelle Alvain Moranga, dernier de la lignée
Petit frère de la vie, mais grand dans mes pensées
J’ai grandi avec maman, son courage en héritage
Elle m’a appris à tenir même au cœur des orages
On n’avait pas grand-chose, mais on avait l’essentiel
Son regard me disait “fils, vise toujours le ciel”
J’ai connu les bancs absents, la poussière comme école
On apprenait la vie, assis à même le sol
Les rêves étaient grands, mais les moyens étaient petits
Chaque pas difficile m’a rendu plus solide aujourd’hui
À même le sol, j’ai construit mon destin
Chaque chute m’a appris à tracer mon chemin
Je viens de loin, mais je sais où je vais
Même dans l’ombre, j’ai appris à briller
À même le sol, j’ai forgé ma valeur
Entre douleur, espoir et sueur
Aujourd’hui je marche sans baisser les yeux
Parce que j’ai survécu à des jours silencieux
Le football dans le cœur, c’était plus qu’un jeu
C’était ma liberté quand le monde était sérieux
Courir derrière un rêve sur un terrain abîmé
C’était croire qu’un jour, tout pouvait changer
Mais maman m’a parlé, doucement mais fort
Elle voyait plus loin que mes rêves de sport
Elle disait “sois un homme, assume ton rôle”
Alors j’ai grandi, j’ai pris le contrôle
J’ai laissé derrière moi certaines illusions
Pour construire ma vie avec détermination
Aujourd’hui je porte ce que la vie m’a donné
Un passé difficile, mais une force pour avancer
J’ai appris tôt que rien n’est jamais acquis
Que chaque sacrifice construit ce qu’on devient dans la vie
À même le sol, j’ai construit mon destin
Chaque chute m’a appris à tracer mon chemin
Je viens de loin, mais je sais où je vais
Même dans l’ombre, j’ai appris à briller