*Avril 2026, le Bénin en vers*
À Cotonou l’air vibre, les urnes frémissent,
Douze avril s’annonce, le peuple seul choisit.
Deux semaines de fièvre, les slogans ont fleuri,
Ce soir les tambours se taisent, demain l’encre écrit.
Sur les murs s’affrontent deux destins, deux chemins :
Wadagni-Talata : « Pas droit à l’erreur »,
La continuité promise, le bilan pour tambour,
Fiscalistes et syndicats lui prêtent leurs cœurs.
Face à eux, Hounkpè-Hounwanou lève la voix,
« L’école obligatoire, la CRIET on la broie »,
À Nikki bénédictions, dans les marchés l’espoir,
La Fcbe rallume sa flamme dans le soir.
Talon achève l’œuvre, deux mandats, point final,
Il vote et se retire, la Loi reste magistrale.
Quitus fiscal brandi, médecins assermentés,
La République verrouille, pour que nul ne vienne tricher.
Souviens-toi décembre, l’aube qui trembla,
Quand l’ombre d’un putsch frôla l’Alibori,
Mais l’armée resta loyale, le pays ne rompit pas,
Et le verbe du Président calma l’incendie.
Entre passes d’armes, trahisons à demi-mot,
Et serments de campagne sous le soleil de plomb,
Le Bénin avance, masqué mais pas à genoux,
Chaque vote est un pas, chaque voix dit son nom.
Aujourd’hui les bars se taisent, les marchés sont vides,
Seul résonne le bulletin, fragile et lucide.
Ô Bénin debout, dans l’encre de ton choix,
Écris la page neuve que l’Histoire attend de toi.