[Intro]
Le matin se verse comme un peu d’eau sur une pierre qui dort
Les gestes se répètent, patientes cloches dans notre sort
[Verse 1]
Un café tourne, une horloge respire, et l’on s’épie soi-même
Dans la vapeur qui monte, on cherche qui l’on devient, peu à peu, sans hâte
Les rues se plissent de lumière, et nos pas suivent leurs propres traces
On devient silhouette dans le reflet, répétition qui rassure et déstabilise
[Chorus]
Ce que l’on fait sans y penser écrit nos contours
Petites habitudes, grands paysages sans tambour
Au fil des jours, nos yeux apprennent des mondes minuscules
Et l’âme se tisse discrètement, dans le quotidien qui demeure
[Verse 2]
Une tasse oubliée, une page tournée, un silence qui parle doucement
Les objets simples se souviennent de nous, comme une vieille amitie tremblant
On range et on reprend, comme une respiration qui ne veut pas s’arrêter
Et l’instant s’élargit, petit animal de lumière dans notre pensée
[Chorus]
Ce que l’on fait sans y penser écrit nos contours
Petites habitudes, grands paysages sans tambour
Au fil des jours, nos yeux apprennent des mondes minuscules
Et l’âme se tisse discrètement, dans le quotidien qui demeure
[Bridge]
Si l’on prenait un instant pour regarder les gestes, sans les juger
On verrait le fil fragile qui relie chaque matin à nos rêves cachés
[Chorus]
Ce que l’on fait sans y penser écrit nos contours
Petites habitudes, grands paysages sans tambour
Au fil des jours, nos yeux apprennent des mondes minuscules
Et l’âme se tisse discrètement, dans le quotidien qui demeure
[Outro]
Lentement, sous le calme, nous devenons ce que nous repetons
Dans le miroir du temps, nos habitudes dessinent notre horizon