Les cafés se ferment au des avenues,
Lescoin années nous regardent sans jamais prévenir,
On croyait retenir ce qui s’est déjà perdu,
Mais la vie sait toujours nous apprendre à partir.
Les visages d’hier dansent encore en silence,
Les étés de l’enfance reviennent certains soirs,
On entend dans le vent comme un air de patience,
Et le cœur reconnaît ce qu’il croyait trop tard.
Le Temps… le Temps…
Toi qui passes sans bruit dans nos nuits infinies,
Le Temps… le Temps…
Tu laisses sur nos mains la poussière de la vie,
Et nous te poursuivons sans savoir pourquoi,
Comme on suit une étoile qu’on ne retient pas.
On voulait être grand, conquérir la lumière,
On courait vers demain comme on court vers l’été,
Puis les jours ont posé leur sagesse ordinaire,
Et l’on comprend enfin ce qu’aimer veut garder.
Les amis, les amours, les promesses fragiles,
Les départs, les retours, les silences parfois,
Tout devient une chanson doucement immobile,
Que l’on chante plus vrai quand on baisse la voix.
Le Temps… le Temps…
Toi qui passes sans bruit dans nos nuits infinies,
Le Temps… le Temps…
Tu laisses sur nos mains la poussière de la vie,
Et nous te poursuivons sans savoir pourquoi,
Comme on suit une étoile qu’on ne retient pas.
Un matin on se voit dans le regard des autres,
Un peu plus de lumière, un peu moins de combats,
Et l’on sait que le vrai n’est ni l’or ni les fautes,
Mais les instants d’amour que le cœur n’oublie pas.
Alors marchons encore sous le ciel qui pardonne,
Avec nos souvenirs comme uniques bijoux,
Car la vie n’appartient qu’à ceux qui la fredonnent,
Et le temps, vieux complice, marche toujours avec nous.
Le Temps… le Temps…
Toi qui passes sans bruit dans nos nuits infinies,
Le Temps… le Temps…
Tu laisses sur nos mains la poussière de la vie,
Et nous te poursuivons sans savoir pourquoi,
Comme on suit une étoile qu’on ne retient pas.