[Intro]
La nuit mord les trottoirs, les vitres reflètent des regards qui n’osent pas plier
Les pas résonnent comme des procès-verbaux, dans le silence on peut tout croire ou tout craindre
[Verse 1]
Dans les ruelles où l’espoir ressemble à un mirage, on compte les chiffres et les silences
Un sac qui bascule, une promesse qui se perd, et des mains qui tremblent sous les néons ternes
Le cri s’étouffe dans une veste trop épaisse, le quartier respire le risque et le non-dit
Chaque visage porte une histoire qu’on n’ose pas écrire, par peur d’être le prochain chiffre noir
[Pre-Chorus]
On danse avec les ombres, les portes grincent comme des jugements
Le cœur bat à la cadence des sirènes qui cherchent une lumière sans couleur
[Chorus]
Et le soir avale nos noms, un par un, sans laisser de traces
On cherche la fuite dans des mots qui ne veulent pas dire pourquoi
Les vies se tordent, les rues craquent, et la peur est le seul miroir
On vit, on perd, on espère encore, dans ce quartier qui ne cesse de compter
[Verse 2]
Les sacs deviennent des citernes de rêves perdus, les rues savent qui s’interroge et qui fuit
Les deals glissent comme du verre sur le sol, et les loyautés se brisent au cri d’un ordre
Une mère serre son enfant, elle cache les chiffres dans les plis de son manteau
Mais les ombres savent tout, et la nuit devient une salle d’attente sans fin
[Pre-Chorus]
Les noms s’effacent dans le brouillard des patrouilles, le doute colle à la peau
On échange des regards qui disent: reste droit, mais le corps se crispe
[Chorus]
Et le soir avale nos noms, un par un, sans laisser de traces
On cherche la fuite dans des mots qui ne veulent pas dire pourquoi
Les vies se tordent, les rues craquent, et la peur est le seul miroir
On vit, on perd, on espère encore, dans ce quartier qui ne cesse de compter
[Bridge]
Si demain peut-être, quelqu’un promet une chance, quelqu’un parle d’un autre chemin
Mais les jalons mentent, et les enfants comptent les étoiles pour ne pas s’endormir sur le bruit
[Chorus]
Et le soir avale nos noms, un par un, sans laisser de traces
On cherche la fuite dans des mots qui ne veulent pas dire pourquoi
Les vies se tordent, les rues craquent, et la peur est le seul miroir
On vit, on perd, on espère encore, dans ce quartier qui ne cesse de compter
[Outro]
Le silence revient, lourd et lent, et la ville porte le poids de ces choix sans victoire