(Intro – voix grave)
Ouais…
Ils nous parlent de réussite…
Mais jamais des chaînes invisibles…
(Couplet 1)
J’suis né dans un système où rêver coûte trop cher,
Où l’avenir s’achète pendant qu’les pauvres espèrent,
On nous dit “travaille”, mais les places sont déjà prises,
Par ceux qui ont des noms, pendant qu’nos vies s’improvisent.
Diplôme en poche mais chômage en héritage,
Ici même l’intelligence peut mourir en chômage,
On triche pas par plaisir, on triche pour respirer,
Dans un monde où sans piston t’es déjà éliminé.
(Refrain – lourd, répétitif)
On survit… on vit pas vraiment,
On espère… mais on doute tout le temps,
Ils parlent d’égalité devant les écrans,
Mais sur le terrain… c’est pas les mêmes rangs.
On survit… rêves sous pression,
Jeunesse brisée par le système en question,
On veut s’en sortir, mais sans solution,
On tourne en rond dans la même prison…
(Couplet 2)
Corruption maquillée sous costume et discours,
Ils vendent des promesses qu’ils recyclent chaque jour,
Le peuple applaudit pendant qu’on les dépouille,
Et l’avenir s’écroule dans des billets qui s’embrouillent.
À l’école on apprend à devenir quelqu’un,
Mais dehors on comprend que ça dépend de tes liens,
Village ou capitale, même combat, même douleur,
Juste des rêves plus grands enfermés dans la peur.
(Pont – calme, lucide)
On nous a dit : “croyez en vous”…
Mais personne nous a dit…
Que le système croit pas en nous…
(Couplet 3)
Certains vendent leur âme pour un peu de lumière,
D’autres perdent la vie à vouloir changer la misère,
On grandit trop vite dans un monde trop dur,
Où l’espoir s’efface dès qu’la réalité murmure.
Mais j’écris pour ceux qu’on n’entend jamais,
Pour ceux qui se battent sans jamais être armés,
Parce que même dans l’ombre, la vérité respire,
Et qu’un peuple réveillé… ça finit par écrire.
(Outro – sombre, déterminé)
Ils contrôlent nos chances…
Mais pas nos consciences…