On marche sur un fil au-dessus du vide, entre le rêve et l'asphalte,
La vie c'est un bouquin qu’on écrit vite, sans jamais faire de halte.
On cherche l'or sous la grisaille, le sens au milieu du désordre,
Mais le destin nous mord le cœur, et on n’a rien pour lui répondre.
Le temps c'est un braqueur discret qui nous dépouille de nos années,
On veut bâtir des cathédrales sur des terrains déjà fanés.
Regarde ces visages dans le métro, des reflets d’ambitions brisées,
On court après la lumière, mais l'ombre est toujours là pour nous viser.
Y'a ceux qui prient, ceux qui maudissent, et ceux qui comptent leurs cicatrices,
La réussite est une mirage qui nous attire dans ses coulisses.
Mais dans le noir, c'est l'étincelle qui définit qui nous sommes,
Parce que la chute n'est rien, c'est la façon dont on se redonne...
Un peu de force quand le vent tourne, un peu d'espoir dans le vacarme,
La vie est une guerre d’usure, où le silence est la plus belle des armes.
On n'emporte rien dans la tombe, ni nos médailles, ni nos rancunes,
Juste le souvenir d'avoir brillé, au moins une fois, sous la lune.