[Intro]
Cendre sur le miroir des années, on écoute le vent grimper
Les horloges ont les dents serrées, et le temps veut s’arrêter
[Verse 1]
Dans les villes qui chancellent, les façades pleurent en suspension
Les rues racontent des chiffres qui n’ont plus de raison
Pétrole qui tremble dans le sang des stations, dettes qui mangent les jours
Les voix se veulent fortes, puis se perdent dans le jour
[Pre-Chorus]
On cherche la lumière entre les factures et les cendres
On compte les heures qui tombent, et on se demande pourquoi l’espoir se serre
[Chorus]
Tout se rétrécit, les horizons deviennent des murs
Les rêves se faufilent entre les doigts qui ne restent pas sûrs
On avance à tâtons, sous le poids des guerres et des chiffres
La vie se réinvente en silence, dans la poussière qui se glisse
[Verse 2]
Les maisons s’égarent dans les reflets d’un chômage qui grandit
Les prix qui montent, les salaires qui fuient comme des ennemis
Les drapeaux se froissent, les négociations se brisent en flots
Et chacun porte un peu de grêle dans son cœur leste et froid
[Pre-Chorus]
On cherche un chemin où les rues ne braillent pas la peur
On écoute le dehors qui gronde et rêve encore d’un meilleur labeur
[Chorus]
Tout se rétrécit, les horizons deviennent des murs
Les rêves se faufilent entre les doigts qui ne restent pas sûrs
On avance à tâtons, sous le poids des guerres et des chiffres
La vie se réinvente en silence, dans la poussière qui se glisse
[Bridge]
Cause et conséquence, on suit les chaînes qui s’enroulent
Guerres et dettes tissent l’ombre où nos mains se nouent
Mais une mémoire fragile garde une flamme qui respire
Une raison qui persiste, même quand tout s’écrit sans admire
[Chorus]
Tout se rétrécit, les horizons deviennent des murs
Les rêves se faufilent entre les doigts qui ne restent pas sûrs
On avance à tâtons, sous le poids des guerres et des chiffres
La vie se réinvente en silence, dans la poussière qui se glisse
[Outro]
Et quand la nuit paraît plus sage, on écoute les villes qui revivent
Dans le souffle ténu des crises, on découvre ce qui nous reste
Entre les ruines et l’aube, l’espoir prend une autre couleur
Et peut-être qu’un jour, on saura dire: nous avons survécu, avec douceur.