*Couplet 1*
Claude Pablo, Akpakpa c’est la base, pieds nus sur le goudron,
Enfance dans les poches trouées, déjà la vie jouait les durs.
Papa s’en va, la table devient silence, plus personne pour dire "fiston".
Chez la tante j’croyais qu’le soleil allait briller, mais c’était pas la peine, déception.
*Pré-refrain*
Là-bas j’ai compris la leçon : orphelin, tu grandis sans saison.
Pas d’parapluie quand la pluie cogne, faut encaisser sans poser d’questions.
*Refrain*
La rue m’a pris, la rue m’a dit : "Petit, ici c’est vrai ou tu péris".
J’ai vu des frères, j’ai vu des faux, partagé le pain, compté les couteaux.
Je suis debout, j’ai pas ployé, Akpakpa dans le sang, jamais noyé.
Orphelin ouais, mais pas condamné. La rue parle de moi, faut l’assumer.
*Couplet 2*
Retour case départ, béton comme matelas,
Les vrais m’ont tendu la main quand la dalle pesait.
Les faux m’ont pointé du doigt pour quelques billets froissés,
Mais chaque trahison m’a forgé, j’ressors blindé, apaisé.
*Refrain*
La rue m’a pris, la rue m’a dit : "Petit, ici c’est vrai ou tu péris".
J’ai vu des frères, j’ai vu des faux, partagé le pain, compté les couteaux.
Je suis debout, j’ai pas ployé, Akpakpa dans le sang, jamais noyé.
Orphelin ouais, mais pas condamné. La rue parle de moi, faut l’assumer.