[Intro]
Le miroir murmure des chiffres, le vernis brille un peu trop.
On se tient droit, on respire, on attend le fameux « like ».
[Verse 1]
Un garçon qui se poudre dans le silence, éclairé par l’écran, tout en finesse.
Il pose, il reforme, il recommence: cent fois, sans répit, il s’allume et s’éteint.
« Regarde-moi, réponds-moi », pense-t-il, les ragots font la rumeur et les murs deviennent glitter.
Il compte les cœurs comme des pièces d’or, mais l’or glisse entre ses doigts.
[Pre-Chorus]
La photo est un pays où l’on se perd, où l’instant se vend et s’évapore.
Ses yeux cherchent l’ombre du commentaire, sa voix lit le vide entre les lignes.
[Chorus]
Prenez tout, mais laissez-moi mes reflets, dit le miroir sans âme.
Je collectionne des regards, pas des amis, et je porte mes kilos de jalousie comme des talons.
Les mots volent, les regards s’embrasent, et lui rit jaune de ses propres clichés.
[Verse 2]
Des centaines de photos, et puis une autre, et une autre, il court après l’éclat.
Des téléphones s’empilent sur la table, un musée d’ombres qui ne cessent d’aggraver son goût du prix.
« T’es beau quand tu te tiens droit », murmure l’écho des voisins, cynique et marching.
Les codes du quartier riment avec honte et glamour factice, tout le monde veut être vu.
[Pre-Chorus]
Dialogue intérieur: « Qui suis-je si je ne suis pas regardé ? », puis « Pourquoi tout ce bruit, pourquoi si peu de moi ? »
Le miroir répond en silence: « Tu vends ton âme en noir et blanc ».
[Chorus]
Prenez tout, mais laissez-moi mes reflets, dit le miroir sans âme.
Je collectionne des regards, pas des amis, et je porte mes kilos de jalousie comme des talons.
Les mots volent, les regards s’embrasent, et lui rit jaune de ses propres clichés.
[Bridge]
Il dénoue les fils du ventilateur social, il se déguise en bravade et en ironie.
« C’est juste du théâtre », chuchote-t-il, mais son cœur reste au vestiaire.
[Chorus]
Prenez tout, mais laissez-moi mes reflets, dit le miroir sans âme.
Je collectionne des regards, pas des amis, et je porte mes kilos de jalousie comme des talons.
Les mots volent, les regards s’embrasent, et lui rit jaune de ses propres clichés.
[Outro]
Le garçon range les poudres, éteint les écrans, et murmure: je me verrai peut-être demain.
Mais le miroir garde le secret des gestes: ce qui brille n’est pas toujours ce qui guérit.