[Verse 1]
Là, dans le creux des murs, je me serre contre moi-même, sans porte ni fenêtre, juste un souffle qui se perd dans le vide. Le temps devient une houle basse, et chaque battement m’écrase, patient comme une pierre qui n’a plus de nom. Mon cœur cherche un bout de lumière entre les gorgeoires du passé, mais l’obscurité reste, dense, obstinée comme une ancre lourde.
[Verse 2]
L’orage grindait dehors et moi j’étouffe à l’intérieur: l’air s’agrippe à mes os, les regrets deviennent des chaînes qui ne laissent pas de place à l’air qui voudrait passer. Je regarde le plafond, lointain et froid, et chaque souvenir claque comme une vague qui s’écrase et se retire, laissant seulement l’écho de mes pas qui glissent sur le silence. Je cherche une respiration qui ne serait pas un cri, une petite inbox d’espoir coincée dans le filet des heures, fragile et tremblante, prête à rouvrir un chemin.
[Bridge]
Une ancre dans la poitrine, et l’orage à la tempe: je tente de laisser aller le souffle, mais il revient, léger comme une poussière, sombre comme une promesse qui hésite.