J'ai ouvert la cage pour ne pas briser tes ailes,
Préférant mon exil à ta prison trop belle.
C’est un adieu muet, un renoncement suprême,
Où l'on s'efface enfin par respect pour ce qu'on aime.
Je t'ai laissé partir pour que ton ciel soit grand,
Portant seul le fardeau de ce vide béant ;
Car aimer, c'est parfois savoir lâcher ta main,
Et bénir tes pas même s'ils s'éloignent du mien.